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Révolution dans l'échographie foetale

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Projet de recherche collaborative dirigé par le Dr. Remenieras

L’imagerie ultrasonore de demain : quand les échographes deviennent ultra-rapides

L’imagerie ultrasonore a connu ces dernières décennies des progrès considérables. L’une des avancées récentes les plus significatives est l’imagerie dite ultrarapide [1]. Classiquement un échographe produit entre 50 et 60 images par seconde. Désormais certains constructeurs proposent des plateformes pouvant produire jusqu’à 20 000 images par seconde. Dans leur usage courant, ces nouveaux échographes sont au moins 200 fois plus rapides que les échographes conventionnels. Au premier abord, la qualité d’imagerie de ces machines ne semble pas vraiment améliorée. En effet, l’enjeu n’est pas la qualité de l’image en mode B, déjà excellente avec les outils classiques. Une telle cadence image permet désormais de suivre des phénomènes physiques se produisant à l’échelle de la milliseconde, ces phénomènes cachés étant jusqu’alors inaccessibles en imagerie ultrasonore conventionnelle. Ainsi il est maintenant possible de suivre en temps réel la propagation des ondes dites de cisaillement à basse fréquence, et de mesurer leur vitesse. Lorsque de telles ondes sont générées dans le corps humain, elles se propagent à des vitesses dont l’ordre de grandeur est entre 1 et 10 m/s (contre 1500 m/s pour les ondes ultrasonores de compression utilisées en échographie). Si on considère une image échographique de 3 à 6 cm de large, il faut moins de 1/100e de seconde pour que l’onde de cisaillement traverse l’image. Avec une cadence de 50 à 60 images par seconde, il n’est donc pas possible de capturer le défilement de cette onde. Mais cela devient possible avec la cadence d’acquisition des échographes ultrarapides [Lire la suite].

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Contact :
Dr. Jean-Pierre Reménieras :