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Journée Mondiale de la Maladie d'Alzheimer

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  • Santé-Sciences-Technologie,
  • Santé-social,
Date(s)

du 21 septembre 2019 au 30 septembre 2019

Focus sur les travaux des Drs Laura Foucault et Sylvie Chalon

La maladie de d'Alzheimer

La maladie d’Alzheimer est l’affection neurodégénérative la plus fréquente. Elle touche environ 900 000 personnes en France, plus de 4,9 millions en Europe, et environ 25 millions dans le monde. Elle est caractérisée par des troubles de la mémoire récente, des fonctions exécutives et de l’orientation dans le temps et l’espace. Le malade perd progressivement ses facultés cognitives et son autonomie. Au cours des dernières années, de nouveaux biomarqueurs ont été développés permettant de détecter du vivant du patient les modifications neuropathologiques de la maladie d’Alzheimer, en particulier le dosage des protéines Tau, phospho-Tau et ß-amyloïdes dans le LCR, et les nouvelles techniques d’imagerie moléculaire utilisant des radiopharmaceutiques permettant d’évaluer la charge amyloïde cérébrale, la protéine Tau et la neuroinflammation. Néanmoins, ces biomarqueurs ne sont pas toujours suffisamment discriminants. Il est donc nécessaire d’identifier d’autres biomarqueurs diagnostiques et de progression de cette pathologie. La métabolomique est un outil dynamique permettant l’étude de l’ensemble des produits du métabolisme d’un sujet par une méthode analytique quantitative. Actuellement, la recherche en métabolomique dans la maladie d’Alzheimer apparaît comme un outil puissant qui pourrait permettre de définir des biomarqueurs reproductibles et discriminants utiles dès le diagnostic précoce, et pouvant ouvrir la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques.

A ce jour, aucun traitement préventif ou curatif ne permet de prendre en charge la maladie d’Alzheimer. La recherche biomédicale sur les maladies humaines implique des étapes précoces qui font appel à l’expérimentation sur l’animal. Cependant, ces dernières années ont vu l’échec de plusieurs essais cliniques qui cherchaient à valider des médicaments contre la maladie d’Alzheimer développés dans des modèles animaux de la maladie, ce qui a entraîné une remise en question de leur valeur prédictive. Il y a quelques années, un modèle de rat transgénique a été mis au point, TgF344-AD, proche de la pathologie humaine puisqu’il développe au cours de l’âge une amyloïdopathie, une tauopathie, une gliose, une perte neuronale corticale et hippocampique, ainsi que des anomalies cognitives. Des données récentes montrent que l’utilisation du modèle TgF344-AD est très pertinente pour l’étude des dysfonctionnements précoces liés à la maladie d’Alzheimer.

Dans ce contexte, nous souhaitons recueillir des données essentielles qui permettront de valider ce modèle comme un modèle pertinent de la maladie d’Alzheimer et ce, dans la perspective d’évaluer de nouvelles stratégies neuroprotectrices. Nos travaux, réalisés en collaboration avec l’équipe du Pr Millet (Hôpitaux Universitaires de Genève), reposent sur un suivi longitudinal et multiparamétrique des rats TgF344-AD durant une période totale de 24 mois via des études métabolomiques (études translationnelles), comportementales et d’imagerie.

Contact :
Dr. Laura Foucault :